Alcoolisme : et si on traitait cette addiction par les plantes ?

Alcoolisme : et si on traitait cette addiction par les plantes ?

Considéré comme un trouble mental et du comportement par l’OMS, l’alcoolisme est la deuxième cause de mortalité prématurée en France.

D’après le  Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’alcoolodépendance est responsable de près de 600 000 hospitalisations en 2012. Ce qui aurait coûté environ 2,64 milliards d’euros. Malgré cette prise en charge coûteuse, il semble que les moyens allopathiques  peinent à faire face aux problèmes d’alcool en France. Heureusement que de nombreuses solutions naturelles permettent de combler ce manque, notamment dans la phytothérapie.

L’alcoolisme : des chiffres alarmants

La consommation d’alcool a été divisée par deux en France en 2009 par rapport à 1960. Les 33g d’alcool par/jour par adulte en 1994 sont descendus à environ 27g/jour par adulte en 2011. Mais malgré ces diminutions, la France détient encore une plus grande proportion des décès attribués à l’éthanol par rapport à ses voisins européens : 13% de la mortalité totale pour les hommes contre 5% en Suisse, 3% en Italie et 1% au Danemark ; et 5% pour les femmes contre 2% en Italie et 1% au Danemark.

Une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) en 2015 a révélé que le traitement des 1 418 237 malades liés à l’alcoolisme a mobilisé 7,7 milliards d’euros de dépenses publiques en 2010. Le coût global lié directement et indirectement à l’éthylisme remonterait même à 118 milliards d’euros pour cette même période.

Toute cette prise en charge majoritairement sinon entièrement effectuée par la médecine conventionnelle renoue difficilement à l’efficacité d’après ces chiffres. Aujourd’hui encore, 10% des adultes, soit environ 5,5 millions de personnes sont en difficulté avec l’alcool. L’émergence du « binge drinking » ou beuverie effrénée chez les jeunes, particulièrement les jeunes filles n’arrange pas les choses. Selon l’enquête de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes 2013/2014), 14% des 15-24 ans, 10% des 25-34 ans et 6% des 33-44 ans en ont pratiqué au moins une fois dans l’année.

La médecine naturelle à la rescousse

Il importe de signaler que  le traitement de l’alcoolisme par la médecine naturelle doit être complémentaire à la prise en charge classique telle que le sevrage, l’encadrement psychologique et hospitalier, etc. Le rôle de la médecine douce est en effet d’apporter des solutions d’accompagnement pour chaque étape de la guérison, afin de décupler les effets thérapeutiques. La prise en charge d’un alcoologue ou d’un psychologue est toujours indispensable.

Voici deux des meilleures méthodes naturelles par les plantes réputées efficaces pour traiter l’éthylisme.

Le fameux kudzu

Très réputée comme plante magique, le kudzu est originaire d’Asie du Sud Est. Elle a déjà été utilisée au 3e siècle avant JC comme plante médicinale. Ses vertus contre l’addiction ont fait l’objet d’études concluantes à l’Université de Shin-Yanget en Chine en 1991 et aux Etats-Unis à l’université d’Harvard en 2005. Elle agit comme un traitement symptomatique, en aidant la personne dépendante à se passer de l’alcool pendant le sevrage.

Les isoflavones ou flavonoïdes (daidzéine, puérarine, daidzine…) contenues dans sa racine possèdent un effet anxiolytique qui réduit les envies et les pulsions envers l’éthanol. Par ses propriétés détoxifiantes, le kudzu atténue en même temps les dégâts que cette substance toxique a pu engendrer au fil du temps sur le corps de la personne en sevrage. Disponible en pharmacie, il peut être utilisé de différentes façons :

  • En bain de bouche : 1ml d’extrait dissout dans 100ml d’eau ;
  • Par inhalation : 5g de fleurs dans de l’eau bouillante ;
  • En comprimés : 100mg de gélules bio par jour divisé en 3 prises avec 25 % de teneur en isoflavones ;
  • En gouttes : 3 fois 60 gouttes par jour.

Les élixirs floraux

Les élixirs floraux permettent d’aider une personne à lutter contre l’alcoolisme, en agissant sur les causes. Cette technique est basée sur les 38 fleurs de Bach, du nom du médecin et homéopathe britannique Edward Bach. Les 38 essences dont le docteur a gravées dans un catalogue en 1930 sont bien regroupées dans 7 groupes d’états mentaux avec une correspondance précise du soin pour chaque  fleur.

Dans le cadre du sevrage alcoolique, chaque élixir permet ainsi de prendre en charge et de soigner un état d’esprit différent qui pousse le patient à boire, notamment l’incertitude et le découragement, le manque d’intérêt pour le présent, l’extrême angoisse, la culpabilité, la peur ou anxiété, le défaitisme, la nostalgie etc.

Les élixirs sont le fruit de l’exposition au soleil pendant plusieurs heures d’un bol de source dynamisée où l’on a mis les fleurs à la surface. On les consomme par gouttes : 4 gouttes versées dans un verre d’eau à raison de 4 fois par jour en traitement de fond ou 3 gouttes plusieurs fois/jour en cas de problème ponctuel. D’autres solutions naturelles par les plantes contre l’addiction à l’alcool existent également dans la phytothérapie et la naturothérapie. Une décoction de feuilles de chêne en infusion aide par exemple pour la désintoxication, une cure de chou pour prévenir et traiter la cirrhose, etc.

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