Quand l’aromathérapie s’invite dans les hôpitaux et EHPAD

Quand l’aromathérapie s’invite dans les hôpitaux et EHPAD

L’aromathérapie, cette médecine douce tirée de la phytothérapie contribue désormais au bien-être des patients, soignants, résidents et personnel des hôpitaux et EHPAD.

Aux dernières nouvelles, l’EHPAD Les Amandiers à Nézignan l’évêque et les Hôpitaux civils de Colmar (HCC) profitent en ce moment des bienfaits de l’aromathérapie. Cette médecine qui reste évidemment complémentaire s’est même montrée plus efficace que l’allopathie selon les dires de Claire Dubray, un médecin souffrant de myélome.

L’aromathérapie : une médecine naturelle au large champ d’action

A la différence de la phytothérapie qui exploite toutes les parties d’une plante, cette pratique n’en utilise que les composés aromatiques : les huiles essentielles. Un savoir-faire ancestrale qui a trouvé sa place dans la thérapie depuis 1937 où le parfumeur René-Maurice Gattefossé a publié l’ouvrage « Aromathérapie les huiles essentielles Hormones végétale ».

Aujourd’hui, les huiles essentielles sont surtout utilisées pour leurs propriétés antivirales, antibiotiques et antiseptiques. Pour les massages, le bain, la vaporisation, l’inhalation ou encore par voie orale (gouttes ou capsule), ces extraits de fragrance doivent être manipulés avec précaution sous l’avis d’un aromathérapeute certifié.

Ce dernier est principalement sollicité pour les cas de troubles ORL ou digestifs, de fatigue physique (sportifs) et mentale, de stress ou encore de blessures physiques. Il est également compétent pour donner des solutions préventives contre les bactéries et les virus. D’autres vertus des huiles essentielles sont exploitées dans l’entretien de la maison où elles permettent en même temps d’assainir l’air ambiant.

L’aromathérapie en milieu hospitalier

L’intéressante histoire dans les Hôpitaux civils de Colmar n’est qu’une preuve de plus parmi tant d’autres que l’allopathie a besoin du soutien des médecines douces. Catherine Maranzana, aromathérapeute et infirmière dans le service d’onco-hématologie des HCC voulait au départ « chasser les odeurs désagréables » dans son lieu de travail.

Depuis 2009, ses petits mouchoirs imbibés de gouttes d’huile essentielle désinfectent les locaux stérilisés (fenêtres fermées) au grand bonheur des patients et soignants en hématologie (myélome, leucémie…). Catherine a ensuite convaincu toute une organisation hospitalière (hiérarchie, pharmacie, unité d’hygiène…) à prodiguer dans 40 services des HCC un programme de soins en aromathérapie pour soulager différents maux récurrents : symptômes chimio-induits, vomissements, nausées, anxiété, etc.

Claire Dubray, un médecin plutôt réticent vis-à-vis des médecines douces a même reconnu l’efficacité de l’huile essentielle d’aconit que Catherine lui a conseillée pour remplacer ses médicaments. Souffrant d’un myélome, Claire a subi deux greffes de la moelle osseuse et prenait des antidouleurs allopathiques  pour soulager la neuropathie périphérique due par la chimiothérapie. Lassée par les vertiges et effets secondaires induits par les antidouleurs, elle s’est alors tournée vers l’aromathérapie.

L’aromathérapie dans les EHPAD

Un autre cas intéressant des bienfaits des huiles essentielles en milieu public est celui de l’EHPAD Les Amandiers à Nézignan l’évêque. Dans cet établissement, la directrice Madame Cynthia BARON  et le maire de la commune le Docteur Edgar SICARD ont eu l’idée d’introduire l’aromathérapie « comme accompagnement non médicamenteux complémentaire ».

Résidents et soignants profitent ainsi des différentes fragrances qui émanent des diffuseurs mobiles et programmables de l’établissement. Et les avantages en sont multiples, à ne citer que l’assainissement de l’air ambiant pour dégager les voies respiratoires et les vertus revitalisantes des huiles essentielles. Pour les personnes âgées souffrant de la maladie d’Alzheimer dans les locaux, certaines odeurs peut permettre d’évoquer des souvenirs d’enfance, notamment grâce aux fragrances à base de chocolat ou de café.

Pour l’histoire, l’usage des huiles essentielles en aromathérapie ou aromachologie dans des lieux publics a commencé au Japon dans les années 80. Dans le domaine thérapeutique, l’avis d’un professionnel et certaines précautions sont conseillés dans la mesure où certaines huiles renferment plus de 200 molécules actives, soit une goutte qui équivaut à 75 bols de tisane…

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