L’Agence du médicament alerte de nouveau sur le mauvais usage d’antidouleur

L’Agence du médicament alerte de nouveau sur le mauvais usage d’antidouleur

Selon l’Agence du médicament, un mauvais usage d’opioïdes entraine le décès de quatre personnes chaque semaine en France.

L’Agence du médicament alerte une fois de plus sur le mauvais usage de médicament et l’automédication d’opioïdes. Ces médicaments dérivés de l’opium sont notamment utilisés en tant qu’antidouleur, notamment pour soulager des migraines. Il en existe trois catégories en France :

  • Les antalgiques de niveau 1 comme le paracétamol pour soulager les douleurs légères à modérées. Ce sont les plus utilisés (78% en 2017);
  • Les antalgiques de niveau 2 comme la codéine pour les douleurs modérées à intenses (20% en 2017);
  • Les antalgiques de niveau 3 comme la morphine pour les douleurs intenses ou rebelles (2% en 2017).

Si 10 millions de patients ont en eu au moins une prescription en 2015 dans l’Hexagone, cette tendance à la consommation d’antidouleurs est alarmante aux États-Unis : 115 Américains meurent tous les jours d’un surdosage à ce type de médicaments.

Même si la France est encore très loin derrière les États-Unis dans ce domaine, l’Agence du médicament s’inquiète tout de même au vu des statistiques :

  • 4 Français meurent par semaine suite à la consommation de ces produits ;
  • Le taux d’hospitalisations suite à l’usage d’opioïdes a augmenté de 167 % entre 2000 et 2017 ;
  • Le nombre de décès de 146 % entre 2000 et 2015.

Par ailleurs, les antalgiques de niveau 2 et 3 sont surtout utilisés par les personnes âgées de 60 à 70 ans qui peuvent très vite en devenir dépendantes lorsque les produits sont surconsommés. De plus, certains patients en font un mauvais usage, pouvant facilement entrainer plusieurs effets indésirables : dépression du système nerveux central, baisse de la fréquence respiratoire, voire le décès.

Pourtant, quel que soit l’âge, le sexe ou l’état de santé d’un patient, il existe des antidouleurs naturels, sans effets indésirables et pourtant efficaces. Les plus connus sont l’acupression, l’homéopathie, la phytothérapie, et la sophrologie.

Les médecines naturelles phares pour calmer une migraine

L’acupression

Selon une étude réalisée par des chercheurs chinois et publiée par la revue JAMA International Medicine, l’acupuncture baisse les crises de migraine de 4,8 par mois à 3 ainsi que l’intensité de la douleur. Pour soulager les maux de tête, les spécialistes recommandent également l’acupression, un type de massage sur les points d’acupuncture à faire soi-même. Commencez par le Bai Hui (haut de la tête) c’est-à-dire à masser le sommet du crâne dans le sens des aiguilles d’une montre, durant deux à trois minutes. En cas de migraine, pensez également à masser le Feng Chi (la nuque), au niveau des deux «creux» du haut de la nuque juste en dessous de l’os du crâne. C’est le 20e méridien de la vésicule biliaire en médecine chinoise. Autre point d’acupuncture à masser : le Taiyang (les tempes), que l’on masse du bout des doigts durant quelques minutes, en faisant des rotations.

L’homéopathie

Pour calmer une céphalée et les anticiper, l’homéopathie est également une médecine naturelle efficace.  Néanmoins, le traitement homéopathique dépend du facteur des maux de tête. Pour soulager une migraine ophtalmique, avec nausées/vomissements par exemple, il y a Iris Versicolor. Nux Vomica est recommandé après des excès alimentaires (repas, café, alcool), Sepia pour une migraine avant ou pendant les règles, ou encore Kalium phosphoricum en cas de fatigue « de travail ». Dans tous les cas, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel en cas de doute afin de recevoir un traitement homéopathique adapté.

La phytothérapie

La phytothérapie permet elle aussi de soulager la migraine, le remède par excellence étant les fleurs de partenelle ou grande camomille. Utilisées durant trois semaines, elles calment non seulement la céphalée, mais évitent également de nouvelles crises grâce notamment  à la forte teneur en parthénolide qu’elles contiennent. Il s’agit d’une substance qui bloque la libération de sérotonine responsable de la douleur, et active sur les vaisseaux cérébraux. Les fleurs de partenelle sont généralement associées à d’autres plantes médicinales en phytothérapie comme le ginkgo biloba ou les graines de griffonia.

La sophrologie

La sophrologie, quant à elle, propose plusieurs techniques de relaxation pour se détendre et calmer les douleurs. Il s’agit d’une approche de développement personnel inspirée de l’hypnose et de disciplines orientales qui vise à transformer les douleurs en pensées positives. L’exercice des mains sur la nuque, par exemple, est un antidouleur efficace. Pour cela, inspirez profondément tout en ayant les yeux fermés, entrecroisez vos mains puis placez-les derrière la nuque. Ensuite, étirez vos coudes vers l’arrière tout en remontant la poitrine. Enfin, expirez et relâchez vos mains en les faisant descendre progressivement.

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