Crises de cystite, infections urinaires récidivantes? FOCUS sur le MUCUS!

Crises de cystite, infections urinaires récidivantes? FOCUS sur le MUCUS!

Vous souffrez de crises de cystite ou d’infections urinaires à répétition? Céline Vaquer, naturopathe, explique comment elle a réglé un cas clinique, celui de Judith, 59 ans. La naturopathie permet de traiter un certain nombre de cas récidivants. Voici comment.

La naturopathie peut aider à soigner des cystites à répétition…

Judith est née, il y a 59 ans, par voie basse, elle n’a pas été allaité. Dès sa naissance et jusqu’à l’âge de 10 ans, c’est une petite fille triste, sous traitements antibiotiques au long court pour des problèmes ORL chroniques et des bronchites asthmatiformes. À 22 ans, elle a des bronchites récurrentes qui sont aussi traitées par antibiotiques. Dès lors, s’ensuivent des crises de cystite de plus en plus sévères, très souvent accompagnées d’infections urinaires.

Aussi elle se plaint de problèmes digestifs, de douleurs au niveau des intestins, de l’estomac, des ballonnements à la fin des repas. Après sa seconde grossesse, son système digestif « s’emballe », elle ne peut plus rien manger, elle a des diarrhées tout le temps et cela va durer pendant plus d’un an.

Lorsque Judith vient me consulter il y a quelques mois, elle est extrêmement fatiguée et a le moral à zéro, en effet elle dort très mal, son sommeil n’est absolument pas réparateur, elle a des douleurs diffuses et très intenses qui se déplacent dans tout le corps, ses problèmes digestifs sont revenus quasiment au quotidien et elle souffre très régulièrement de crises de cystites très souvent accompagnées d’infections urinaires avec prise d’antibiotiques pour les solutionner.

1er rendez-vous en nutrition fonctionnelle 

Au vu de ses symptômes, je propose à Judith d’investiguer au niveau de son système digestif et de son microbiote intestinal. Afin d’être juste et précis, je lui expose l’intérêt de faire une analyse permettant de mettre en évidence un déséquilibre du microbiote de sa flore, afin de mettre à jour une dysbiose bactérienne si il y a. Elle fait donc une recherche de métabolites organiques urinaires dans ses 1ères urines du matin par le Laboratoire Barbier.

Les résultats reviennent positifs sur de nombreux points en mettant en évidence une prolifération de la flore bactérienne protéolytique, phénylalanine et tyrosine dépendante, une très forte candidose digestive qui perturbe son cycle glucidique. Parallèlement, son statut en fer, montre clairement qu’elle est en carence.

Après un rééquilibrage alimentaire personnalisé et une prise en charge micro-nutritionnelle pour traiter sa candidose et sa dysbiose.

Un traitement de 3 mois avec la prise en alternance de compléments alimentaires à base de : berbérine (qui va agir ici sur la flore intestinale, tout en aidant à contrôler le glucose dans le sang), acide caprylique (particulièrement efficace contre le candida albicans), marjolaine sauvage, d’extrait de pépins de pamplemousse, ail (pour ses atouts antibactérien) et un cure de fer héminique (très hautement biodisponible) tout au long de ces 3 mois.

rendez-vous en nutrition fonctionnelle, 1 mois après

Au bout d’un mois de ce traitement je commence parallèlement la prise en charge de sa barrière intestinale altérée :

Par la correction du microbiote, ce n’est pas un des composants de la barrière mais il agit avec elle en symbiose ainsi qu’avec les cellules du système immunitaire, pour cela Judith prend quotidiennement des probiotiques à souches spécifiques Lactobacillus acidophilus NCFM et Bifidobacterium lactis Bi-07 d’origine humaine (car ce qui s’adapte au mieux à l’homme c’est l’humain), comme elle a mal « au ventre » le nombre de bactéries est important pour avoir une efficacité contre cette douleur.

Par la prise en charge de la muqueuse. Celle ci est composée de cellules à division rapide que sont les entérocytes. Judith prend 2 grammes de glutamine par jour pour les renforcer directement, de la l-alanyl-l-glutamine qui augmente la disponibilité de la glutamine (car la glutamine à une demi vie relativement courte de 2h-3h donc l’intérêt est de doubler la demi-vie avec l-alanyl-l-glutamine), du zinc pour la maturation des entérocytes et pour finir de la quercétine qui permet de renforcer les protéines de liaison et des vitamines (activées) du groupe B.

En optimisant son système immunitaire, en effet 70 % des cellules immunitaires humaines sont produites dans les intestins et participent aussi à cette fonction de barrière. Les cellules de paneth produisent les cellules du système immunitaire innée, les peptides antimicrobiens, les macrophages, les cellules dendritiques, les cellules du système adaptatif, les cellules productrices d’igA et également les cellules T. Elle prendra à cet effet de la vitamine D et du zinc.

3ème rendez-vous, après 3 mois de traitements

Judith est nettement moins fatiguée car elle dort beaucoup mieux, elle me parle de nouveaux projets, ses douleurs diffuses sont moins intenses et quand à ses problèmes digestifs elle n’a eu que 2 manifestations en 3 mois.

MAIS elle souffre toujours très régulièrement de crises de cystites qui se soldent avec la prise d’antibiotiques.

Même avec quelques changements dans son traitement et une participation active et sérieuse de Judith, bien que tous les symptômes s’améliorent de plus en plus, jusqu’à devenir rarissimes, les crises de cystites sont toujours là, inchangées et toujours aussi handicapantes et nécessitent la prise d’antibiotiques.

Revenons un peu à la composition de la muqueuse intestinale

Là où il y a muqueuse il y a mucus. Un des premiers rôles du mucus c’est la lubrification, l’hydratation de toutes les muqueuses.
Au niveau de la muqueuse intestinale, il a un rôle de protection en empêchant les microbes d’entrer. Ici dans l’appareil uro-génital c’est une protection contre les micro-organismes.

Ce mucus sert aussi de site d’ancrage, de diversification (en présence de certaines souches) et de support nutritif pour les bactéries composants le microbiote.

Ce qui veut dire : Le mucus est essentiel et indispensable pour maintenir une intégrité fonctionnelle de la barrière intestinale.

MAIS certaines personnes ne peuvent pas en produire !

Le gène de la fucosyltransferase 2 (enzyme qui va attacher le fucose sur le glycane) fait l’objet d’un polymorphisme important dans la population humaine (chaque individus est unique au point de vue biochimique, métabolique et physiologique) avec comme conséquence la sécrétion en quantités variables et voire même, chez 20% des individus, la non-sécrétion.

Les individus qui manquent de ces glycanes fucosylés ont plus de risque de souffrir de cystites de dysbiose et de candidose mais aussi de développer, entre autres, un diabète de type 1, des maladies auto-immunes de l’intestin (maladie de Crohn, rectocolite ulcéro-hémorragique), des pancréatites chroniques, des cancers des muqueuses buccales… 

Donc, je lui propose FUCODYN (2′-Fucosyllactose et L-Threonine) des Laboratoires Bionutrics, en prise progressive à 1 gélule par jour pendant 4 jours et ensuite de passer à 2 par jour, 1 matin, 1 soir pendant 1 mois. Ce complément alimentaire va assurer un bon site d’ancrage des bactéries probiotiques. Et en plus on va optimiser la flore bifidogène et refaire l’immunité.

4ème rendez-vous, après 1 mois de traitement :

Tous les symptômes, déjà bien diminués, sont inexistants et surtout Judith n’a plus de cystites, aucune crise pendant tout ce mois !

Je propose à Judith d’arrêter le FUCODYN. Malheureusement très rapidement les crises de cystites reviennent.

Alors je l’encourage à faire la recherche génétique associée afin de voir si elle est sécrétrice ou pas de cette enzyme fucosyltransferase 2.

À ce jour, en France, seul le Laboratoire Barbier, fait cette recherche (en Belgique le laboratoire Lims et au Luxembourg Les Laboratoires Réunis).

1 mois plus tard environ, nous avons la réponse. Judith est homozygote et présente un statut non sécrétrice du gène de l’enzyme.

Maintenant, au quotidien Judith prend 1 gélule matin et soir de FUCODYN. Elle mange sainement et équilibré, fait du sport, prend des cours de danse, va au restaurant et prend parfois une glace avec ses enfants lorsqu’elle va au cinéma.

Depuis, elle n’a eu aucune autre crise.

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