Anti-inflammatoires : nouvelle alerte pour l’ibuprofène et le kétoprofène

Anti-inflammatoires : nouvelle alerte pour l’ibuprofène et le kétoprofène

L’ibuprofène et le kétoprofène, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) les plus vendus dans l’Hexagone, favorisent des complications infectieuses graves selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

L’ANSM lance à nouveau l’alerte sur les dangers de l’ibuprofène (Advil, Upfen Antarene, Nurofen…) mais aussi  du kétoprofène (Toprec, Profenid, Ketum). Ces deux médicaments anti-inflammatoires sont très familiers à la majorité des Français puisqu’ils en achètent souvent, après avoir consulté un médecin ou en automédication, et dans plusieurs cas. Ils agissent sur les troubles ORL (difficulté à avaler, angine, otite…), les infections pulmonaires, toux et autres manifestations respiratoires. Les professionnels de santé les administrent également pour traiter les piqûres d’insecte ou autres manifestations cutanées bénignes d’aspect inflammatoire.

L’ibuprofène et le kétoprofène entrainent des risques d’anomalies…

En effet, plusieurs cas de complications graves chez la femme enceinte avaient déjà été signalés en 2017. La prise de ces médicaments anti-inflammatoires entrainait notamment des risques d’anomalies de l’appareil reproducteur des garçons à naître, ainsi que des perturbations hormonales dans le testicule foetal humain.

Selon une étude menée par les centres régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille à la demande de l’Agence du médicament, l’ibuprofène et le kétoprofène sont à l’origine d’autres complications infectieuses graves. Celles-ci entraineraient de fortes séquelles, l’hospitalisation, voire la mort. De 2000 à 2018, 46 cas dont 10 décès ont effectivement été signalés avec le kétoprofène, 337 cas de complications infectieuses, dont 32 décès pour l’ibuprofène.

… et plusieurs complications infectieuses graves

L’étude a démontré que ces infections sévères sont principalement dues à deux bactéries, streptocoque ou pneumocoque. Elles affectent la peau ainsi que des tissus mous comme dans le cas d’une fasciite nécrosante. Cette infection cutanée rare, due à un streptocoque, est mortelle et rapidement évolutive. Ces deux médicaments  anti-inflammatoires peuvent également favoriser d’autres complications infectieuses graves : abcès cérébraux, septicémie, infections ORL touchant le thorax, pneumonies compliquées d’abcès. Dans tous les cas, elles se manifestent 2 à 3 jours seulement après un traitement, y combien associé à la prise d’antibiotiques. Notons que cette étude n’a que retenu que les cas les plus graves survenus chez des enfants et des (jeunes) adultes sans facteur de risque particulier.

Face à ces résultats, l’ANSM appelle à la « vigilance » concernant ces anti-inflammatoires non stéroïdiens et suggère leur rôle « aggravant » en cas d’infection. Elle précise également qu’ils sont contre-indiqués en cas de varicelle au risque de destructions bactériennes cutanées graves.

Les 3 meilleures alternatives naturelles à l’ibuprofène

Face aux nombreux effets secondaires et à ces complications infectieuses graves, utiliser les remèdes naturels est la meilleure solution. Le gingembre, la curcumine, et le boswellia sont trois alternatives naturelles à l’ibuprofène, des anti-inflammatoires et analgésiques naturels qui ont prouvé leur efficacité.

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