Formation professionnelle : focus sur deux mesures phares de la réforme de 2018

Formation professionnelle : focus sur deux mesures phares de la réforme de 2018

Un « big bang de la formation professionnelle » pour certains, une usine à gaz pour d’autres, la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel poursuit son chemin. Pas moins de 80 décrets reprécisent et complètent cette loi depuis 2018. Focus sur ses deux mesures phares.

Le compte personnel de formation (CPF)

Parmi les abréviations vedettes de la formation professionnelle figurent le DIF (droit individuel à la formation) et le CPF (compte personnel de formation). Le DIF a été remplacé en janvier 2015 par le CPF qui répertorie et cumule les heures acquises au titre du DIF. La réforme de 2018 a ensuite converti ces heures en euros, à raison de 15 €/heure acquise pour un CPF plus lisible et offrant plus de liberté pour les salariés.

À partir de 2020, chaque compte sera alimenté par 500 €/an et 800 €/an pour les handicapés ou à très faible qualification (plafonds à 5000 € et 8000 € chacun). Le gouvernement se veut encore plus innovant en annonçant pour le mois de novembre une application pour Smartphone pour le CPF. Les salariés utilisateurs pourront alors choisir une formation, s’inscrire et effectuer un paiement depuis son compte.

Toutefois, tout le système demeure encore flou : 1 actif sur 4 connaît le CPF, seulement 30% des salariés ont ouvert leur compte en ligne et la tarification du gouvernement est très loin des coûts réels d’une formation.

Le financement

En parlant de financement, il y a déjà urgence pour certains employeurs. La réforme de 2018 a confié aux URSSAF le recouvrement de la contribution à la formation professionnelle et de la taxe d’apprentissage à partir des rémunérations 2021. Résultat : les entreprises de 11 salariés et plus doivent verser à leur OPCO (Opérateur de compétences, ex OPCA) avant le 15 septembre 2019, 75 % de leur contribution formation.

Par ailleurs, la loi du 5 septembre 2018 a resserré les critères qualité que devront respecter les organismes de formation pour pouvoir être financés par des fonds publics. Il faut désormais répondre à 7 critères et non plus 6 avec 32 indicateurs au lieu de 21 auparavant. Affaire à suivre !

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