L'ail réduit de 67% le risque de cancer du sein

L'ail réduit de 67% le risque de cancer du sein

Plante médicinale par excellence, l’ail est un sujet d’étude très plébiscité par les chercheurs du monde entier vu ses nombreux bienfaits sur la santé. Utilisée depuis plus de 5000 ans déjà par de nombreuses civilisations (Égypte ancienne, Grèce et Rome Antiques…), cette plante potagère possède plusieurs propriétés : antipoison, anti-inflammatoire, antioxydant, antiseptique, anticholestérol, antiallergique… Des chercheurs de l’Université de Buffalo (New York, États-Unis) et de l’Université de Porto Rico sont allés plus loin en prouvant que l’ail serait un remède pour réduire les risques de cancer du sein.

En août 2019, la revue Nutrition and Cancer a publié une nouvelle étude de chercheurs de l’Université de Buffalo (États-Unis) sur l’ail. D’anciennes recherches liées à la médecine naturelle avaient certes déjà été menées sur la relation entre ail et cancer, mais sous sa forme crue et cuite. Entre 1966 et 1999, par exemple, les résultats d’une méta-analyse sur 18 études épidémiologiques ont prouvé que consommer régulièrement environ six gousses d’ail cru et cuit par semaine (18g) permettait de réduire d’environ 50 % du risque de cancer de l’estomac et de 30 % du risque du cancer colorectal.

L’ail dans le sofrito…

L’étude des chercheurs américains dirigés par Gauri Desai du Departement of Epidemiology and Environnemental Health de l’Université de Buffalo (New York, États-Unis) ont travaillé sur la relation ail cuit dans le sofrito et cancer du sein.

Elle a été réalisée à Porto Rico, la plus petite île des Grandes Antilles, où la consommation d’ail et d’oignon est plus élevée par rapport à celle de l’Europe ou des États-Unis. L’ail y est souvent cuisiné dans de nombreux plats à base de haricots et de riz. Il est également très présent dans le sofrito, une sauce à baise d’ail, d’oignons, de tomates et d’huile d’olive, l’une des bases de nombreux plats espagnols, portugais et sud-américains. Pour le Pr Gauri Desai, « Porto Rico a un taux de cancer du sein inférieur à celui des États-Unis. Nous avons cherché à savoir pourquoi ».

Pour les besoins de l’étude, 314 femmes âgées de 30 à 79 ans ont été suivies, toutes ayant déclaré un cancer du sein entre 2008 et 2014. Parallèlement, 346 femmes volontaires sans aucun antécédent de cancer ont constitué un groupe témoin. Un questionnaire sur leur alimentation a permis d’obtenir des résultats concluants : consommer régulièrement de l’ail et des oignons combinés diminuerait le risque d’avoir un cancer du sein de 67 % !

Les flavonols et les composés organosulfurés en cause

Les chercheurs ont constaté une relation entre consommation modérée et élevée d’ail et d’oignon et cas de cancer du sein après avoir considéré plusieurs facteurs : âge, IMC, antécédents familiaux, tabagisme, scolarité. Pour eux, cette association serait liée à des composés présents dans les deux plantes : les flavonols et les composés organosulfurés.

Dans le détail, les oignons contiennent des alc(en)yl cystéine sulphoxydes. L’ail contient de son côté de la S-allylcystéine, du sulfure de diallyle ou encore du disulfure de diallyle, tous à l’origine de leurs propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, et donc de leurs effets anticancéreux. En même temps, les composés organosulfurés jouent un rôle important dans la régulation de la tension artérielle. L’ail est d’ailleurs connu en tant que traitement complémentaire de l’hypertension mal contrôlée, prouvé par des chercheurs australiens.

Le cancer du sein en quelques chiffres

50 800 femmes sont décédées d’un cancer du sein en 2011 selon le rapport de l’OMS (2013). C’est l’un des cancers les plus importants et l’une des principales causes de mortalité chez les patientes atteintes de cette maladie à travers le monde. En France, près de 54 062 nouvelles personnes par an sont touchées, avec 11 886 décès chaque année.  

Néanmoins, le taux de mortalité associé à la maladie a baissé en 15 ans. Cette baisse est notamment due à un meilleur dépistage ainsi qu’aux différentes recherches sur le sujet, de plus en plus tournées vers la médecine naturelle.

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