Maladies cardiovasculaires : des nanoparticules pour réduire des plaques d’athérome

Maladies cardiovasculaires : des nanoparticules pour réduire des plaques d’athérome

Une nanoparticule pourrait désormais contribuer à la réduction et la stabilisation de plaques d’athérome, une des principales causes d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux. Cette découverte a été mise au point par des chercheurs des universités du Michigan et de Stanford.

Une découverte prometteuse pour lutter contre l’athérosclérose

« Cheval de Troie ». C’est le nom de la nanoparticule mise au point par Bryan Smith, professeur agrégé de génie biomédical à la Michigan State University et son équipe, et présentée à travers des travaux publiés en janvier 2020 dans la revue Nature Nanotechnology. Celle-ci a la particularité de se glisser dans des plaques d’athérome afin de contribuer à les réduire et les stabiliser.

Ces dépôts essentiellement constitués de lipides se retrouvent sur les parois des artères chez les malades atteintes d’athérosclérose et sont l’une des principales causes de maladies cardiovasculaires, notamment les accidents vasculaires cérébraux et l’infarctus du myocarde.

Rappelons que les accidents vasculaires cérébraux et maladies cardiaques sont les deux maladies causant le plus de décès à travers le monde, plus de 15 millions chaque année selon l’Organisation mondiale de la santé. Elles sont en majorité provoquées par l’athérosclérose, caractérisée par la formation de plaques artérielles formée de microcalcifications (5 μm-100 μm de diamètre) au départ.

La plaque perd ensuite son élasticité, peut rompre et ensuite provoquer une occlusion ainsi qu’une embolisation artérielle, d’où les maladies cardiovasculaires. L’inflammation et cette accumulation de dépôts graisseux et de « plaque » sur les parois artérielles se manifestent davantage à l’âge de 40 ans, la plupart sans symptômes.

Une nouvelle approche intracellulaire, plus efficace

La nanoparticule poussera les cellules immunitaires à s’attaquer aux cellules malades et/ou mortes du noyau de la plaque et ainsi les éliminer grâce à un agent médicamenteux qui se libèrera progressivement.

Grâce à ce nouveau procédé, de petites molécules transmettront des messages particuliers dans les macrophages pour les inciter à cibler les cellules inflammatoires, responsables de l’athérosclérose. Cette approche est donc totalement différente de celle que les chercheurs avancent habituellement, car celle-ci fonctionne de manière intracellulaire et non plus en surface, plus efficace pour stimuler les macrophages.

Les futurs essais cliniques sur la nanoparticule sont donc prometteurs. Ils démontreront que la capacité de la nanoparticule à réduire le risque pour la plupart des types de crises cardiaques. Les effets secondaires seront minimes selon Bryan Smith, notamment grâce à « la sélectivité sans précédent de ce nouveau nano-médicament ».

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