Cancer du sein : le soja réduit le risque de fracture osseuse

Cancer du sein : le soja réduit le risque de fracture osseuse

L’apport alimentaire de soja en cas de fractures ostéoporotiques chez les femmes atteintes du cancer du sein peut aider à réduire le risque de fracture chez ces patientes. C’est ce qu’a conclu une étude réalisée sur des patientes chinoises atteintes de cancer.

Une relation entre l’incidence de la fracture osseuse et consommation de soja ?

Les femmes atteintes du cancer du sein ont une incidence élevée de fractures liées à l’ostéoporose. Cette maladie diffuse du squelette est caractérisée par une perte de la résistance des os, ce qui augmente le risque de fractures. Une étude publiée dans la revue médicale JNCI Cancer Spectrum a étudié l’incidence de la fracture osseuse et ses associations avec la consommation de soja (consommation de tofu, de lait de soja, de graines de soja fraîches et d’autres produits à base de soja), l’exercice physique et l’indice de masse corporelle (IMC) chez les femmes atteintes du cancer du sein.

Cette étude a inclus 4139 patientes atteintes d’un cancer du sein de stade 0 – III, 1987 femmes en pré- / périménopause et 2152 postménopausées. Les fractures ont été évaluées à 18 mois et à 3, 5 et 10 ans après le diagnostic du cancer. Les fractures ostéoporotiques ont été définies comme des fractures causées par des chutes et à des cas liés à l’ostéoporose. L’exercice physique et l’apport d’isoflavones par le soja (des flavonoïdes reconnus pour leurs propriétés pseudo-œstrogéniques) ont été évalués 6 et 18 mois après le diagnostic. Le poids et la taille ont également été mesurés au départ.

Un apport élevé en isoflavones de soja réduit le risque d’ostéoporose

L’étude a démontré que l’incidence sur 10 ans des fractures ostéoporotiques était respectivement de 2,9% et 4,4% pour les patientes pré / périménopausées et postménopausées. Un apport élevé en isoflavones de soja était associé à une réduction du risque chez les femmes en pré- / périménopauses mais pas chez les patientes ménopausées. Le surpoids (vs le poids normal) était aussi un facteur de risque pour les patientes pré- / périménopausées mais pas pour les patientes ménopausées.  

L’apport alimentaire de soja en cas de fractures ostéoporotiques chez les femmes atteintes du cancer du sein peut ainsi aider à réduire le risque de fracture chez ces patientes. Elles ont une incidence plus élevée de fractures liées à l’ostéoporose par rapport aux femmes saines de même âge. Ce risque accru est largement attribué à la diminution de la densité minérale osseuse (DMO). Celle-ci résulte des thérapies qui induisent la privation d’œstrogène, un facteur de risque bien établi d’ostéoporose et de fracture osseuse associée.

Ces traitements comprennent les thérapies endocriniennes, telles que le tamoxifène ou les inhibiteurs de l’aromatase, qui sont des traitements adjuvants courants pour les cancers du sein à récepteurs hormonaux positifs, le type le plus courant de cancer du sein. De plus, la chimiothérapie ou l’ablation de la fonction ovarienne (médicalement ou chirurgicalement) peut entraîner une ménopause prématurée chez les femmes plus jeunes et réduire la DMO.

Conclusion de l’étude

Au moment de la transition vers la ménopause, une consommation élevée de soja pourrait favoriser la santé osseuse. Parallèlement, il est conseillé de perdre du poids car surpoids et obésité augmentent le risque de fractures ostéoporotiques.

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