Le nouveau ministre de la Santé est un adversaire de l'homéopathie et des médecines naturelles

Le nouveau ministre de la Santé est un adversaire de l'homéopathie et des médecines naturelles

Olivier Véran vient d’être nommé ministre de la Santé. C’est plutôt une mauvaise nouvelle pour les partisans de l’homéopathie et des médecines naturelles, car ce neurologue qui exerçait à l’hôpital universitaire de Grenoble a depuis plusieurs années pris des positions hostiles à la reconnaissance de ces pratiques.

Le nouveau ministre de la Santé ne risque pas de promouvoir le recours aux médecines naturelles durant son mandat. Olivier Véran est en effet un fervent défenseur de l’allopathie et ne manifeste aucun engouement en faveur des autres formes de médecine.

Un ministre de la santé qui s’est déjà exprimé sur les médecines naturelles

En 2015, alors député socialiste, Olivier Véran était intervenu sur la place des médecines naturelles dans notre stratégie de santé, à l’occasion d’un débat ouvert par le rapport d’un autre parlementaire, Éric Alauzet. Il avait alors tenu les propos suivants :

M. Éric Alauzet. Les médecines dites complémentaires jouent un rôle significatif dans le dispositif de santé. D’ailleurs, une grande majorité des Français y a recours. Cet amendement a donc pour objectif de mieux les intégrer dans le panier de soins.

Ces médecines, qui complètent l’offre de soins apportée par la médecine conventionnelle, répondent à plusieurs objectifs : prévention, responsabilisation du patient, alternative en cas d’intolérance ou d’échec des traitements classiques, limitation des effets secondaires, réduction des coûts de notre système de soins. Nous proposons que l’observation de ces médecines complémentaires soit l’un des objectifs de notre politique de santé, afin de mieux connaître leurs indications, leurs usages, leur évaluation, la formation de leurs praticiens et la cotation de leurs actes et de leur donner la place qui leur revient.

M. Élie Aboud. Comment définissez-vous ces « médecines complémentaires » ?

M. Éric Alauzet. Ce terme désigne les médecines alternatives telles que l’acupuncture, l’homéopathie, l’ostéopathie, la phytothérapie, etc.

M. Olivier Véran, rapporteur. Votre amendement est satisfait dans la mesure où nous avons introduit à l’alinéa 9 la notion d’innovation et de recherche sur les pratiques. Les médecines complémentaires, en outre, sont étudiées par un groupe d’appui technique créé il y a quelques années et géré directement par le directeur général de la santé. L’une des missions de ce groupe est la coordination de l’évaluation scientifique de ces pratiques. À partir de ces évaluations et d’une revue complète de la littérature internationale, il est prévu que la direction de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) formule des propositions afin d’intégrer ces pratiques dans le système de santé et réfléchisse au moyen d’améliorer l’articulation entre les différentes formes de médecine sur la base de résultats scientifiques dûment validés.

On le voit, celui qui n’était alors que député n’opposait pas un refus catégorique à la reconnaissance des médecines naturelles, mais les plaçait sous le contrôle de l’INSERM et acceptait de réfléchir à leur « articulation » à condition qu’une évaluation scientifique valide leurs résultats.

Ces termes-là sont bien connus. Ils servent depuis des années à disqualifier toute reconnaissance de la médecine naturelle.

Un partisan du déremboursement de l’homéopathie

Plus récemment, le député Véran, devenu « marcheur », a fortement porté le déremboursement de l’homéopathie par la sécurité sociale, en avançant l’idée que celle-ci n’a aucune efficacité. On retrouve là encore le discours habituel des médecins allopathes, d’ailleurs à l’origine de la campagne pour le déremboursement.

On notera par exemple les propos du député devenu depuis lors ministre :

« Cet argent va servir à rembourser des médicaments efficaces, qui peuvent coûter parfois très cher, pour guérir des cancers, soigner des infections, donner de l’argent à l’hôpital qui en a besoin… »

Olivier Véran

Pas de miracle donc : la cause de la médecine complémentaire ne devrait guère progresser avec le nouveau ministre.

9 thoughts on “Le nouveau ministre de la Santé est un adversaire de l'homéopathie et des médecines naturelles

    1. Si les MAC ou Médecines Alternatives et Complémentaires n’existaient pas déjà, il faudrait les inventer rien que pour faire ch… ces médecins arrogants et incultes

    2. Pas fait leur preuve??? ??? c’est vrai que la médecine chinoise vieille de 5000 ans n’a pas fait ses preuves! Du coup ça fait 5000 ans que partout dans le monde y a des crétins qui l’utilisent en sachant qu’on est même pas sur que ça marche!!! Sérieusement… idiocratie !

  1. Une médecine alternative ou complémentaire qui apporte la preuve ce qu’elle affirme, ça devient une médecine (tout court).
    L’appel à l’ancienneté n’est pas une preuve d’efficacité, juste une preuve d’ancienneté de la croyance.
    L’appel à la popularité n’est pas non plus une démonstration d’efficacité.
    Il n’y a à ce jour toujours aucune preuve d’efficacité de l’homéopathie par exemple, en revanche c’est une croyance ancienne et répandue.

    1. L’avez-vous expérimenté pour vous positionner. Ce qu’on appelle preuve scientifique n’est basée comme tout le reste que sur des croyances. Les connaissances évoluants montre que les sciences ne sont pas vérité en soi mais du moment et dans un cadre restreint. Les preuves scientifiques ne sont pas des preuves.

    2. perso l’homeopathie m’a guérie de certaines maladies que l’allopathie ne guerisssait pas mais bon la puissante industrie pharmaceutique qui teste à tout va je parle pas des effets secondaires parfois mortels etc Si le dérembousement de l’homeopathie des tubes a 2€10 permet de financer des traitement onéreux va falloir en consommer un paquet remboursement ou pas je continue

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