Alerte ! Un nouveau virus menace nos tomates !

Alerte ! Un nouveau virus menace nos tomates !

Le coronavirus, une urgence de santé publique sanitaire de portée internationale, est désormais à la une de toutes les actualités. Mais un autre virus pourrait bientôt être dans toutes les têtes, car il menace nos tomates. Son nom : le To BRFV.

Identifié pour la 1ère fois en Israël en 2014, le Tomato Brown Rugose Fruit Virus ou To BRFV a déjà gagné du terrain au Mexique, aux États-Unis et Europe, dont aux Pays-Bas, en Allemagne, Italie, Espagne et Angleterre. Le 3 février 2020, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a déjà donné l’alerte dans un communiqué pour que toute personne qui détecterait le virus soit priée de le signaler au plus vite pour éviter une épidémie.

Concrètement, le To BRFV menace les tomates (mais aussi le poivron, le piment, les aubergines, et les pétunias) et les rend non comestibles. Il se propage par simple contact physique, par les plants ou encore par les semences. Selon Philippe Reignault, directeur de la santé médicale à l’ANSES : « ll suffit qu’un insecte pollinisateur, un oiseau, ou vous, ou moi touchions un fruit malade, pour devenir par nos ailes, par nos mains, par nos outils, même un couteau, un sécateur, nos vêtements, des porteurs sains de la pandémie ! ».

Un virus sans danger pour l’homme

Le fruit malade se reconnait facilement : il ne pousse pas normalement en raison d’une rupture de sa maturation, a des feuilles flétries, une peau calcifiée et des taches jaunes ou brunes, au point de les rendre immangeables. Sa couleur, son goût et sa texture sont complètement différents. Contrairement aux virus déjà existants qui menacent les tomates, celui-ci est donc plus virulent et rend les fruits totalement non comestibles.     

Alors qu’il n’existe à ce jour aucun sérum ni vaccin pour le traiter, le seul moyen radical pour éviter l’épidémie est de détruire tous les plans infectés, de les arracher et de les brûler, avant de désinfecter les sols. Même si ce virus est sans danger pour l’homme, il est redoutable pour les cultures importantes, car il peut infecter jusqu’à 100 % des plantes. Une situation déplorable, car elle peut rapidement décliner l’économie de la filière, la tomate étant le 1er fruit consommé par les Français.

Selon le ministère de l’Agriculture, 712.000 tonnes de tomates ont été produites dans l’Hexagone en 2018. Aussi, les Français en consomment un peu plus de 13,9 kilogrammes par ménage et par an.

Une première contamination dans le Finistère !

Malgré les mesures instaurées par l’ANSES, le ministère de l’Agriculture a confirmé le 17 février dernier la contamination de tomates par le virus ToBRFV dans le Finistère. « On a reçu les résultats de l’ANSES  sur les échantillons prélevés dans les serres qui étaient en suspicion dans le Finistère et les résultats sont positifs, elles sont donc bien contaminées par le virus. L’exploitation concernée a été confinée dans l’attente de la destruction des végétaux et de la désinfection du site dans les plus brefs délais. », a-t-il indiqué.

Les plants contaminés issus de semences produites aux Pays-Bas et proviennent du Royaume-Uni. Face à cela, Laurent Bergé, président de l’AOP Tomates et concombres de France, a déclaré avoir mis en place des mesures d’urgence  pour circonscrire le site, dont la mise au point d’un plan de surveillance avec les services de l’État pour « une veille permanente d’une éventuelle évolution du virus ».

Un plan de communication destiné aux professionnels et au public a également été lancé pour tenir informer de l’absence de risque sur l’homme. Les producteurs français recevront également des documents afin de mettre en œuvre des mesures de prophylaxie.

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