Comment les anciens utilisaient-ils le lait d'amande pour les nourrissons

Comment les anciens utilisaient-ils le lait d'amande pour les nourrissons

Les dangers du lait d’amande pour les nourrissons ne sont plus à présenter dès lors qu’il est une alternative au lait contenant des protéines animales. Toutefois, les anciens comme l’herboriste Jourdan en 1828 en recommandaient l’usage dans certains cas précis. Voici lesquels.

Le lait d’amande comporte des dangers pour les nourrissons, comme l’a rappelé l’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, en mars 2013.

Le danger du lait d’amande pour les nourrissons comme alternative à la protéine animale

Rappelons ici une partie des conclusions de l’ANSES sur le recours excessif au lait d’amande dans l’éducation des nourrissons :

les boissons autres que le lait maternel et les substituts du lait maternel ne permettent pas de couvrir les besoins nutritionnels très spécifiques des nourrissons de la naissance à un an. Leur utilisation peut donc entraîner, selon les cas, des insuffisances d’apports, des carences, voire des accidents sévères. Le risque est d’autant plus élevé que l’enfant est plus jeune et que la consommation de ces produits est prolongée, exclusive ou prépondérante.

On évitera donc soigneusement de priver un enfant de lait maternel s’il a la possibilité d’en consommer, ou de le priver de lait de vache s’il est sevré.

Les anciens et le lait d’amande

L’idée de compléter l’alimentation des nourrissons avec du lait d’amande n’est toutefois pas nouvelle. Elle était déjà connue de Jourdan et de quelques autres au début du dix-neuvième siècle.

Dès 1792, dans son « Traité des maladies des enfans », Niccolo Rosen de Rosenstein indique que le recours au lait d’amande peut convenir aux enfants sevrés très tôt. Il recommande également le lait d’amande comme anti-tussif pour les nourrissons, en le mélangeant à du petit-lait et une décoction de gruau.

Comment préparaient-ils le lait d’amande?

Pour Jourdan, la préparation du lait d’amande conçu comme lait artificiel se réalisait assez simplement.

Il proposait de prendre 4 grosses amandes douces et de les peler. Pendant qu’on broie les amandes, on verse dessus peu à peu 4 onces d’eau bouillante (c’est-à-dire environ 150 millilitres), six onces de lait de vache (soit 200 millilitres environ), et un gros sucre fin.

Il est difficile aujourd’hui de mesurer le poids exact de ce sucre, mais il faut se souvenir qu’à cette époque, le sucre était vendu en pain et non en conditionnement individuel.

La substance finalement obtenue était donnée au nourrisson.

On remarquera que, dans l’esprit de Jourdan, le lait d’amande intégrait donc du lait de vache, qu’il enrichissait ainsi pour les nourrissons sevrés. Il ne constituait pas une alternative à la protéine animale.

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