Comment les anciens utilisaient la moutarde pour se soigner

Comment les anciens utilisaient la moutarde pour se soigner

La moutarde est une plante aux vertus sous-estimées. Les anciens comme Jourdan en 1828 l’utilisaient à diverses fins médicales. On trouvera ici quelques exemples de cette utilisation.

La moutarde est une plante aux vertus sous-estimées de nos jours. Les anciens l’utilisaient très volontiers à des fins médicinales. On trouvera ici quelques exemples de ces usages, empruntés à Jourdan dans sa Pharmacopée de 1828.

Deux espèces de moutarde utilisables

Jourdan souligne que l’herboriste peut utiliser la moutarde blanche ou la moutarde noire. Dans les deux cas, ce sont les graines qui sont utilisées, décrites comme dotées d’une « odeur fugace, d’une saveur âcre et amère ».

Pour Jourdan, ces deux graines sont « fortement existantes » et possèdent des vertus antiscorbutiques. On y trouvait de l’acide sulfo-sinapiques.

L’onguent discussif de moutarde

Jourdan proposait d’utiliser les graines pour fabriquer un « onguent discussif », c’est-à-dire capable de dissiper les humeurs. Cet onguent était à étaler sur les ecchymoses.

Il se composait de graines de moutarde blanche ou noire, d’huile d’amande et de suc de citron.

Les bols stimulants contre la paralysie

Parallèlement, Jourdan propose aussi de préparer des « bols stimulants » à consommer deux fois par jour en cas de paralysie. Ces bols consistaient en un mélange de graines de moutarde, de gingembre ou de sirop de gingembre et de cannelle, avec du carvi (cumin des prés).

Les graines de carvi sont courantes en Europe

Le sinapisme ou cataplasme de moutarde

Au dix-neuvième siècle, le cataplasme de moutarde ou sinapisme était couramment utilisé contre la toux ou l’affection des voix respiratoires, mais aussi contre les rhumatismes.

Jourdan en donne de nombreuses recettes. D’une manière générale, il s’agissait de constituer une pâte molle en mélangeant les graines de moutarde, ou la farine de moutarde avec différentes substances. Les plus fréquentes étaient la farine, le levain, le vinaigre, et parfois des oignons écrasés.

Le petit-lait sinapisé

Cette technique était notamment conseillée pour lutter contre la goutte et la paralysie. Jourdan recommandait d’en réaliser jusqu’à un litre à consommer dans la nuit.

Pour y parvenir, Jourdan préconisait de mélanger du lait et du vin du Rhin !

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