Le soda, ce fléau des classes populaires

Le soda, ce fléau des classes populaires

Les méfaits du soda pour la santé sont bien connus. Non seulement, la consommation de soda favorise l’obésité, mais il est extrêmement probable qu’elle favorise le développement d’un diabète de type 2 chez le consommateur. Une étude de l’INSEE montre toutefois que la consommation de soda est socialement discriminante : elle touche d’abord les milieux populaires et précaires.

Le soda constitue un dangereux fléau sanitaire dans les milieux populaires, comme vient de le démontrer une étude de l’INSEE consacrée à la consommation de boissons en France.

Le soda, fléau sanitaire des plus pauvres

Comme le montre l’INSEE, la consommation de soda est particulièrement marquée dans les milieux populaires. Le tableau ci-dessous en apporte une preuve flagrante :

La répartition sociale de la consommation du soda

On le voit, les ménages appartenant au 1er quintile (c’est-à-dire aux 20% de la population disposant de moins de ressources) ont une consommation de soda supérieure de 5 points à la moyenne de la population, alors que ceux du dernier quintile ont une consommation inférieure de 3,7 points. Autrement dit, une différence de près de 10 points sépare la consommation des plus pauvres et des plus riches en matière de soda.

Inversement, les plus riches consomment plus de café que les plus pauvres. La différence entre les deux quintiles est de près de 8 points.

Cette analyse est corroborée par la ventilation selon les catégories socio-professionnelles. Les cadres supérieurs ont une consommation de soda inférieure de 3,2 points à la moyenne. En revanche, les ouvriers ont une consommation supérieure de 6 points, et les bénéficiaires de minima sociaux une consommation supérieure de 9,5 points à la moyenne.

Pourquoi les pauvres vivent moins vieux que les riches

Dans cette disparité d’hygiène alimentaire, on trouvera l’une des explications à ce phénomène terrible qu’est la différence d’espérance de vie selon les classes sociales. L’une des tartes à la crème du prêt-à-penser contemporain consiste en effet à dénoncer le déficit d’espérance de vie chez les ouvriers, en l’attribuant à la pénibilité du travail.

Or cette conclusion facile gomme l’impact des différences d’hygiène alimentaire selon les classes sociales.

La consommation abusive de soda constitue l’une des illustrations de ces différences dans les modes de vie. Le taux élevé de sucre dans le soda a des conséquences négatives sur la santé et sur l’espérance de vie.

La nécessaire éducation à l’hygiène alimentaire

Ces éléments plaident d’urgence pour une véritable stratégie d’éducation à la santé. Dans cet ensemble, l’hygiène alimentaire doit tenir une place essentielle, que les médecins allopathes, tournés par le soin et non vers la prévention, ne font pas beaucoup d’efforts pour défendre.

On le regrettera. Des pratiques comme la naturopathie, l’ayurveda ou la médecine tibétaine peuvent constituer des orientations utiles pour y parvenir.

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