Coronavirus : la nature est plus forte que la médecine des hommes

Coronavirus : la nature est plus forte que la médecine des hommes

L’épidémie de coronavirus devrait durablement marquer les esprits, notamment par la vitesse à laquelle elle se communique à l’ensemble de la planète. Pour beaucoup, elle constitue un puissant révélateur de l’extrême fragilité à laquelle nos sociétés sont en réalité exposées. L’Occident et le monde industrialisé se pensaient à l’abri grâce à l’hyper-protection qu’ils ont créée, et grâce à la toute-puissance qui y est accordé à la médecine. Ils comprennent aujourd’hui que la nature reste la plus forte.

Le coronavirus a balayé en quelques jours le sentiment de sécurité que beaucoup d’Occidentaux nourrissaient derrière le barrage d’hyper-protection contre la réalité qu’ils ont bâti au fil des décennies.

Le coronavirus plus fort que la médecine des hommes

Avec le temps, l’illusion s’était installée chez beaucoup d’Occidentaux : la médecine leur permettait de vaincre la plupart des maladies et ils étaient désormais plus forts que la nature. Et en tous domaines, la conviction que les découvertes scientifiques sont capables de dominer les éléments s’est imposée dans les esprits, même parmi ceux qui sont angoissés ou ulcérés par le réchauffement climatique.

Et puis hop : un virus arrive, se répand dans le monde entier en mois de deux mois, et montre qu’il est plus fort que tout, et en particulier plus fort que toutes nos croyances scientistes.

Le coronavirus et la peste noire

En réalité, on peut reprocher aux pays industrialisés de surréagir à une crise qui n’en est pas une au sens où l’histoire a pu l’entendre. Les historiens expliqueront volontiers que la peste justinienne ou encore l’épidémie de peste noire en 1348, quoique sans innovations techniques majeures et sans mondialisation, ont causé bien plus de décès et de ravages en un temps aussi court.

Pour reprendre l’exemple de la peste noire, on dit qu’en l’espace de trois mois (c’est-à-dire à peu près autant de temps que la durée de vie du coronavirus), une proportion considérable de la population européenne avait disparu de son seul fait. Selon un témoignage de l’époque, Marseille fut touchée dès novembre 1347, et il suffit de quelques semaines pour que la majorité des habitants d’une rue soit emportée par la maladie.

Avec ses quelques milliers de morts à l’échelle de la planète, le coronavirus paraît bien inoffensif.

Le coronavirus et la fin de l’invulnérabilité médicale

Dans le cas du coronavirus, la peur du virus se nourrit d’abord d’un effet de sidération : non, le monde hyper-technicisé que nous avons construit n’est pas capable d’arrêter le virus. Ni vaccin, ni confinement n’en viennent à bout.

Depuis des décennies, nous construisons partout où nous le pouvons une hyper-protection contre les maladies et la mort. Et nous nous apercevons que la nature reste toute-puissante. La peur n’évite donc pas le danger !

Greta Thunberg enfin démentie

L’irruption de ce coronavirus pose deux questions que Greta Thunberg et son univers idéologique semblaient avoir résolues.

La première est celle de la puissance humaine sur la nature. Non, l’homme n’a pas pris possession de la nature. Oui, l’homme ne pèse pas grand chose face à celle-ci.

La deuxième est celle de l’innocuité de la nature face à la toxicité de l’homme. Dans l’imaginaire thunbergien, la nature est intrinsèquement bonne, et l’homme intrinsèquement mauvais. Sauf que l’épidémie nous rappelle brutalement que l’ordre naturel peut être producteur de maladies qui tuent, et qu’il appartient à l’homme d’organiser sa défense contre elle, notamment grâce à la recherche scientifique.

La médecine a encore des progrès à faire

On retiendra de toute cette affaire que nous sommes bien loin d’avoir atteint les limites de la recherche scientifique. Si l’on en croit les publications officielles chinoises, le scientisme allopathique est aujourd’hui contesté par la Chine.

Dans tous les cas, la faiblesse que l’homme se découvre face à une nature dangereuse devrait remettre beaucoup de pendules écologiques à l’heure.

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