[ETUDE] Consommons des légumes crucifères pour protéger nos artères !

[ETUDE] Consommons des légumes crucifères pour protéger nos artères !

Une étude australienne réalisée par l’Edith Cowan University a pu décrypter les vertus des légumes crucifères notamment dans la prévention des maladies cardiovasculaires… Pourtant légumes souvent mal aimés…

Maladies cardiovasculaires : des nanoparticules pour réduire des plaques d’athérome

Les diverses variétés de choux (de Bruxelles, frisés ou kale, chinois…), le brocoli, le navet, le radis, le cresson, la roquette, la moutarde font partie de la famille des légumes crucifères ou des brassicacées. 

Ces légumes, souvent mal aimés, ont été étudiés sous un autre angle, car le British Journal of Nutrition a publié une étude en juillet 2020 sur les apports indispensables du brocoli et du chou de Bruxelles dans la prévention des maladies cardiovasculaires. À eux seuls, ils empêchent la calcification des artères, marqueur clé du développement de l’athérosclérose, et entrainant un infarctus.

45 g/jour de légumes crucifères pour protéger les artères

En 1998, une équipe de chercheurs australiens de lEdith Cowan University dirigée par Lauren C. Blekkenhorst a commencé à étudier 684 femmes de 74 ans d’âge moyen.

Les participantes ont été réparties en trois groupes :

  • Celles qui ont consommé plus de 45 g de légumes crucifères quotidiennement (¼ tasse de brocoli à la vapeur ou ½ tasse de chou cru) ;
  • Celles qui ont consommé largement moins de 45g ;
  • Celles qui n’ont pas du tout consommé de légumes crucifères.

Selon les résultats, les deux derniers groupes avaient  54% plus de chance d’être exposés à  la calcification de leurs artères, marqueur clé des maladies vasculaires par rapport au premier groupe de participantes.

La crise cardiaque et l’accident vasculaire cérébral ou AVC  sont principalement causés par le blocage de la circulation sanguine vers le cœur dû à l’athérosclérose.

La maladie vasculaire entraine par la suite une série de processus autodestructeurs en commençant par attaquer les vaisseaux sanguins (artères et veines) et en réduisant la circulation sanguine dans notre organisme. L’accumulation de dépôts graisseux et de calcium sur les parois internes des artères provoque ainsi une athérosclérose,  déclenchant la crise cardiaque et l’accident vasculaire cérébral ou AVC.

Les recherches sur les femmes faites précédemment ont permis d’expliquer que la consommation des légumes crucifères diminuait véritablement le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC). Mais comment ?  

Les mécanismes potentiels impliqués

Pour y voir plus clair, les chercheurs ont analysé d’autres vaisseaux importants pour savoir s’ils pouvaient aussi bénéficier du même résultat bénéfique sur l’organisme. Ils ont ainsi commencé à examiner l’aorte abdominale, la plus grosse artère de l’organisme, celle qui part du cœur et aboutit à l’abdomen où elle  irrigue les jambes en se divisant en deux branches latérales.

Une étude a ainsi été lancée sur environ 1000 personnes du troisième âge afin d’examiner l’état de l’aorte abdominale par imagerie médicale. Parallèlement, une évaluation de leur absorption de légumes crucifères  a été faite par questionnaire. Les analyses ont déterminé que ceux qui ont consommé plus de 45g au quotidien de légumes crucifères ont vu le risque de dépôt de calcium sur les parois internes baisser de 46% comparé à ceux qui ont en consommé moins de 15g au quotidien.

« Ces données renforcent l’hypothèse qu’une consommation élevée de légumes crucifères peut protéger contre la calcification vasculaire », affirment les chercheurs.

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