14 épices et plantes médicinales pour prévenir et traiter le cancer

14 épices et plantes médicinales pour prévenir et traiter le cancer

Les herbes et les épices sont utilisées depuis longtemps pour leurs riches saveurs et leurs propriétés médicinales. Peu importe que vous ayez des antécédents de cancer ou que vous luttiez contre la maladie, les habitudes de vie, en particulier l’alimentation, jouent un rôle important dans la lutte contre le cancer. Vous serez étonné que ces 14 épices et plantes médicinales facilement disponibles aient un énorme potentiel pour traiter le cancer naturellement…

Le cancer est l’une des maladies les plus répandues dans le monde, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) estime dans une étude sur le cancer que le nombre de personnes atteintes de cette maladie atteindra près de 21,4 millions chaque année et totalisera plus de 13,2 millions de décès par cancer par an d’ici 2030. Pourtant, plusieurs habitudes surtout alimentaires pourraient fortement réduire et prévenir la maladie selon plusieurs études.

Nous avons répertorié 14 herbes et épices qui aident à prévenir et traiter le cancer naturellement.

  1. Le curcuma
  2. L’ail
  3. Le gingembre
  4. Le poivre noir
  5. L’origan
  6. Le poivre de Cayenne
  7. La cardamome
  8. La cannelle
  9. La coriandre
  10. Le safran
  11. Le romarin
  12. Le basilic
  13. L’herbe de blé
  14. Le clou de girofle

1. Le Curcuma

Les épices sont largement utilisées comme arômes alimentaires et médicaments depuis des milliers d’années dans plusieurs médecines traditionnelles. De nombreuses études ont analysé les effets antioxydants, anti-inflammatoires et immunomodulateurs des épices, qui pourraient être liés à la prévention et au traitement naturels de plusieurs cancers, notamment les cancers du poumon, du foie, du sein, de l’estomac, du col de l’utérus et de la prostate. Plusieurs épices sont des sources potentielles de prévention et de traitement des cancers, dont le Curcuma longa (curcuma).

Selon cette étude publiée dans Nutrients, la curcumine contenue dans le curcuma a une propriété antioxydante qui contrôle le stress oxydatif cellulaire et bloque la production de radicaux libres dans notre corps, raison du développement des cellules cancéreuses. Le curcuma est efficace pour prévenir et traiter tous les types de cancer naturellement tels que le cancer du poumon, le cancer hépatobiliaire, le cancer du sein, le cancer de l’estomac ou encore le cancer de l’utérus.

2. L’Ail

Selon une revue Nutrients, l’ail aide à réduire les incidences de cancer. Elle a démontré que l’extrait d’ail à base d’éthanol fait maison inhibe la croissance de plusieurs cellules cancéreuses différentes in vitro, ainsi que la croissance du cancer in vivo dans un modèle de cancer du sein. En outre, l’ail affecte des centaines de protéines de notre corps qui sont impliquées dans la signalisation et la prolifération cellulaires, diminuant ainsi l’incidence des cellules cancéreuses.  De plus, les chercheurs ont constaté que l’extrait d’ail à base d’éthanol améliorait les activités de chimiothérapie.

3. Le Gingembre

D’après une étude publiée dans Clinics menée sur des rats, le gingembre possède des propriétés anticancéreuses et anti-inflammatoires qui suppriment de manière significative la protéine TNF-α, responsable du cancer en raison de l’inflammation des cellules.

Cette étude a montré que l’extrait de gingembre était capable de bloquer l’expression élevée de NFκB chez les rats induits par le cancer du foie. Le NFκB est un facteur de transcription pro-inflammatoire qui favoriserait la tumorigenèse après avoir été activé par des agents inflammatoires, des cancérogènes et des promoteurs de tumeurs.  

De même, une expression élevée du TNF-α chez les rats atteints d’un cancer du foie était également bloquée lors du traitement avec un extrait de gingembre (100 mg / kg de poids corporel). Il est ainsi évident que le gingembre peut agir comme un agent anticancéreux et anti-inflammatoire.

4. Le Poivre noir

Le poivre noir est une plante médicinale qui contient un composé appelé pipérine qui a un effet chimiopréventif potentiel. C’est l’alcaloïde alimentaire le plus important que l’on retrouve principalement dans les fruits et les racines des espèces Piper nigrum L. (poivre noir) et Piper longum L. (poivre long) de la famille des pipéracées. Le piquant caractéristique et le goût mordant du poivre sont dus à sa teneur élevée.

Une étude publiée dans le Frontiers in Cell and Developmental Biology indique que la pipérine inhibe la prolifération de nombreux types de cellules cancéreuses. Elle affecte également les cellules cancéreuses de nombreuses manières, telles que l’inhibition des cellules souches cancéreuses, la réduction des lésions oxydatives et bien d’autres.

Selon cette étude, la pipérine inhibe la prolifération et la survie de nombreux types de cellules cancéreuses grâce à son influence sur l’activation de la signalisation apoptotique et l’inhibition de la progression du cycle cellulaire. La pipérine est connue pour affecter les cellules cancéreuses de diverses autres manières, notamment en inhibant l’auto-renouvellement des cellules souches cancéreuses. Selon les chercheurs, les principaux mécanismes d’action chimiopréventifs de la pipérine révèlent que la pipérine peut contribuer de manière significative à la chimioprévention du cancer.

5. L’Origan

Une étude publiée dans L’European Journal of Nutrition indique l’effet anti-tumoral de l’origan dans le cancer du sein. C’est l’une des meilleures plantes pour la santé qui diminue la survie et la prolifération des cellules cancéreuses en activant l’apoptose mitochondriale, une mort cellulaire programmée qui empêche la multiplication des cellules qui cause le cancer. Selon cette étude, il y a eu un intérêt considérable pour l’identification des aliments végétaux naturels pour développer des agents efficaces contre le cancer.  

6. Le Poivre de Cayenne

La capsaïcine, un puissant antioxydant du poivre de Cayenne, est toxique pour les cellules cancéreuses et empêche la croissance des cellules cancéreuses de la prostate en les tuant.  

Il a été démontré que la capsaïcine modifie l’expression de plusieurs gènes impliqués dans la survie des cellules cancéreuses, l’arrêt de la croissance, l’angiogenèse et les métastases. De nombreux groupes de recherche ont découvert que la capsaïcine cible de multiples voies de signalisation, des oncogènes et des gènes suppresseurs de tumeurs dans divers types de modèles de cancer. Dans cet article de synthèse publié dans Anticancer Research, plusieurs cibles moléculaires responsables du mécanisme anticancéreux de la capsaïcine ont été mises en évidence.  

Ainsi, la capsaïcine induit l’apoptose dans de nombreux types de lignées cellulaires cancéreuses, y compris pancréatique, colique, prostatique, œsophagien encore les cellules endothéliales, tout en laissant les cellules normales indemnes. Une revue récente de Bley et al. ont noté que la capsaïcine semble induire l’apoptose dans plus de 40 lignées cellulaires cancéreuses distinctes.

7. La Cardamome

Une étude publiée dans le British Journal of Nutrition parle des propriétés anticancéreuses de la cardamome, entraînant un retard dans le développement du cancer de la peau. Cette plante médicinale a un potentiel suffisant pour prévenir les tumeurs épithéliales bénignes de la peau en raison de ses propriétés antioxydantes.  

Le rôle des facteurs alimentaires dans l’inhibition ou le retard du développement du cancer de la peau autre que le mélanome est étudié depuis de nombreuses années. La cardamome, qui est un phytoproduit alimentaire, a été couramment utilisée en cuisine pour sa saveur unique et présente de nombreux avantages pour la santé, tel que l’amélioration de la digestion et la stimulation du métabolisme en plus de ses effets antitumorigènes.

8. La Cannelle

Ces dernières années, les composants bioactifs naturels attirent une attention majeure pour leur puissante activité anticarcinogène. La cannelle, l’une des épices les plus fréquemment utilisées en médecine traditionnelle dans presque tous les foyers des pays tropicaux, a une efficacité énorme pour lutter contre le cancer. Grâce à ses composants actifs, elle présente une activité antinéoplasique significative dans différents types de cancer. Le potentiel antiprolifératif de la cannelle contre les cellules cancéreuses a été observé dans de nombreuses études, dont celle publiée dans le Journal of Toxicology.

Cette revue a été réalisée pour élucider les mécanismes moléculaires d’action de la cannelle et de ses composants sur les régulateurs oncogènes et les voies associées. Le potentiel anticancérigène de la cannelle varie avec le type de cancer et dépend également du composé actif administré individuellement ou en combinaison avec certains produits chimiques ou même l’extrait de cannelle dans son ensemble.

Certains de ses composants actifs exercent une chimiosensibilisation à des médicaments anticancéreux bien connus. L’«eugénol» par exemple possède un effet cytotoxique contre le cancer du côlon. L’effet sensibilisant de l’eugénol a également été observé dans les cellules cancéreuses de la prostate humaine.

9. La Coriandre

La Coriandre (Coriandrum sativum L.) est l’une des plantes médicinales et culinaires couramment utilisées pour traiter naturellement plusieurs maladies. Ses racines et ses feuilles sont riches en saveur aromatique et sont couramment utilisées dans les soupes de la cuisine thaïlandaise et asiatique. Traditionnellement, les parties de la plante sont utilisées pour soulager les spasmes, les troubles gastriques, la bronchite, la goutte et les vertiges.

On pense également que ses racines contribuent  à la protection contre l’apparition de maladies chroniques comme le cancer. Cette étude publiée dans le BMC Complementary and Alternative Medicine par exemple a étudié le potentiel inexploité des racines de C. sativum. Il s’agit de la première étude rapportant les effets antioxydants et anticancéreux de l’extrait de ses racines, de la feuille et de la tige sur la lignée cellulaire du cancer du sein.

Selon cette étude, les différentes parties de la Coriandre ont des propriétés antioxydantes qui protègent les cellules des effets néfastes du stress oxydatif. L’acétate d’éthyle et les composés phénoliques de la coriandre sont responsables de son activité antiproliférative. Il élimine les radicaux libres et prévient les dommages sur l’ADN, prévenant ainsi le cancer et les métastases.

10. Le Safran

Ces épices et herbes prouvent que la chimioprévention utilisant des substances naturelles facilement disponibles est l’une des approches significativement importantes pour la prévention du cancer à l’ère actuelle. Parmi les épices, le safran a également suscité de l’intérêt puisque les expériences pharmacologiques ont établi de nombreuses propriétés bénéfiques sur la santé.

En effet, le safran, une épice et un colorant alimentaire présent dans les stigmates secs de la plante Crocus sativus L., a été utilisé comme remède à base de plantes pour divers maux, y compris le cancer, par les anciennes cultures arabe, indienne et chinoise. Dans l’Ayurveda, le safran est utilisé pour soigner des maladies chroniques telles que l’asthme et l’arthrite. Il est également utile pour traiter naturellement le rhume et la toux. Les médicaments ayurvédiques contenant du safran sont utilisés pour traiter l’acné et plusieurs maladies de la peau demanière naturelle.

Selon une étude publiée dans le Journal of Traditional and Complementary Medicine, il possède également de nombreuses propriétés étonnantes anticancéreuses, notamment contre le Cancer de l’estomac, le  Cancer colorectal, le Cancer hépatique, le Cancer du pancréas ou encore le Cancer du col de l’utérus, de l’ovaire et du sein. Il possède un effet antimutagène, anti-radicalaire et immuno-modulant. En outre, les trois composés puissants du safran – la crocine, le safranal et la crocétine – démontrent des propriétés anti-tumorales et préventives du cancer dans de nombreuses études.  

11. Le Romarin

Selon une revue publiée dans Nutrients, les cellules cancéreuses présentent des taux de croissance améliorés et une résistance à l’apoptose (la mort cellulaire programmée). La capacité des cellules cancéreuses à échapper à l’homéostasie (un processus de régulation par lequel l’organisme maintient les différentes constantes du milieu intérieur) et à proliférer de manière incontrôlable tout en évitant l’apoptose est acquise par des mutations vers des molécules de signalisation clés, qui régulent les voies impliquées dans la prolifération et la survie des cellules. Les composés d’origine végétale, y compris les composants alimentaires, ont attiré l’attention des scientifiques pour être utilisés comme agents de prévention et de traitement du cancer.

L’extrait de romarin par exemple a des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, antidiabétiques et anticancéreuses. Il contient de nombreux polyphénols, une forte concentration en acide carnosique et en acide rosmarinique. L’extrait de Romarin et ses polyphénols peuvent être utilisés pour cibler des voies spécifiques conduisant à l’induction de l’apoptose et à une diminution de la survie cellulaire. De plus, ils peuvent être utilisés comme nutraceutiques pour renforcer les effets anticancéreux des chimiothérapies actuelles, notamment contre le cancer du sein et le cancer du côlon. Cela pourrait permettre d’utiliser des doses plus faibles et une moindre toxicité induite dans les tissus environnants sains.

12. Le Basilic

Le basilic est une plante médicinale largement connue dans l’Ayurveda et les médecines traditionnelles et populaires en Asie du Sud-Est notamment. Ses composés photochimiques tels que l’eugénol, l’apigénine, l’acide rosmarinique et l’acide carnosique préviennent le cancer de la peau, de la bouche, du foie et le cancer du poumon chez l’homme en induisant l’apoptose et en éliminant les radicaux libres nocifs.

Selon la revue médicale Nutrition and Cancer, l’extrait aqueux du basilic et de ses flavonoïdes protège les souris contre la maladie, protègent sélectivement les tissus normaux contre les effets tumoricides des rayonnements. Il a également été démontré que les autres composés photochimiques importants tels que l’eugénol, l’acide rosmarinique, l’apigénine et l’acide carnosique empêchent les dommages à l’ADN induits par les radiations.

Cette revue résume les résultats liés aux propriétés chimiopréventives et radioprotectrices du basilic. Elle met également l’accent sur les aspects qui justifient des recherches futures pour établir son activité et son utilité dans la prévention et le traitement du cancer.

13. L’herbe de blé ou Agropyre

Selon une étude publiée dans le Journal of Clinical and Diagnostic Research, cette jeune herbe de la famille des Poacées contient des acides aminés, des vitamines, des minéraux et de nombreuses enzymes importantes qui aident à prévenir le cancer. Elle est également connue sous le nom de «sang vert» en raison de sa teneur élevée en chlorophylle. La solution aqueuse d’agropyre est efficace contre les cellules de carcinome épidermoïde oral.

Le carcinome épidermoïde de la cavité buccale est le sixième cancer le plus répandu dans le monde et est l’une des principales causes de décès, en particulier dans les pays en développement comme l’Inde. Il est généralement géré à l’aide d’agents chimiothérapeutiques qui sont toxiques non seulement pour les cellules tumorales, mais également pour les cellules normales à bien des égards.  

14. Le Clou de girofle

L’extrait d’acétate d’éthyle du clou de girofle ainsi que d’autres composés potentiellement bioactifs tels que le chavicol, l’eugénol, les flavonoïdes sont la source de l’activité anti-tumorale de cette plante médicinale. Le Clou de girofle (Syzygium aromaticum) est en effet utilisé comme plante médicinale traditionnelle chinoise depuis des milliers d’années. Il possède des propriétés antiseptiques, antibactériennes, antifongiques et antivirales, et anticancéreuses.

Dans cette étude publiée dans l’Oncology Research, les chercheurs ont étudié les effets antitumoraux in vitro et in vivo et les mécanismes biologiques de l’extrait d’acétate d’éthyle de clous de girofle (EAEC) et les composants bioactifs potentiels responsables de son activité antitumorale. Les résultats démontrent que l’extrait de clou de girofle peut représenter une nouvelle plante médicinale pour le traitement du cancer colorectal.

Pour conclure

À l’heure actuelle, la phytothérapie est une médecine complémentaire et alternative reconnue. C’est même l’un des domaines prometteurs en tant que médecine naturelle dans le traitement de maladies comme le cancer. La preuve avec ces épices et plantes médicinales.

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